La sincérité des engagements est une condition de la liberté démocratique. Je crois que les choix politiques doivent être autant que possible discutés au grand jour, sous les lumières de la délibération. Je ne fais pas mystère de mes choix parce que je n’ai jamais imaginé l’engagement politique comme une amputation volontaire de la liberté.
Après le 1er tour des élections présidentielles, j’ai attendu que François Bayrou ait parlé pour le faire. Ce qu’il a dit m’a bien sûr satisfait, mais même si son choix avait été différent, j’aurais soutenu au 2nd tour Ségolène Royal. J’ai dit pourquoi. Je crois qu’un démocrate ne peut pas se désintéresser de l’élection présidentielle sous prétexte que son favori n’est plus en course. Je ne me suis pas senti autorisé à rester boudeur, ni empêché par la crainte de dire ma préférence.
Je crois, et je l’ai dit aussi, que nous étions appelés à être en opposition politique à Nicolas Sarkozy. Je ne l’ai pas caché aux amis que j’ai au Parti Socialiste, et en particulier, à Bernadette Laclais, j’ai assuré que si nous nous trouvions dans l’impossibilité de constituer une liste à Chambéry, je la soutiendrais. Je souhaite que les militants du Mouvement Démocrate expriment, eux aussi, librement leur choix. Le caractère public de la réflexion n’a rien de fâcheux, il est simplement l’expression de la démocratie que le MoDem a choisi d’illustrer.
J’ai rejoint François Bayrou en 2002, il disait alors « quand on pense tous la même chose alors on ne pense plus rien du tout ». Les anciens se souviennent de cette insolence lancée à la face de l’UMP le jour où elle se constituait. Nous avons aimé cette formule. Relevons le défi inaugural qu'elle lançait, la force d’assumer la diversité, les citoyens attendent que nous disions librement nos choix. Michel Haudry

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire