jeudi 17 avril 2008

Orientation politique

Nous voici de nouveau devant l'urgence des choix politiques. Il a manqué au Congrès fondateur du Mouvement Démocrate, un débat d'orientation qui aurait permis de clarifier notre stratégie. Ce fut une erreur.
En 2007, après l'élection présidentielle, la plupart de nos députés ont rejoint Nicolas Sarkozy en fondant le Nouveau Centre. Ils ont ainsi facilité leur réélection en devenant les candidats de la droite face à la gauche. En 2008, la plupart de nos élus locaux ont adopté la même stratégie, mais en restant au MoDem. L'UMP leur laissait quelques sièges, et en échange espérait attirer notre électorat. Ce fut un marché de dupes, parce que les électeurs sont libres. Dans leur grande majorité, les électeurs de François Bayrou n'ont pas voté pour la droite.
Je suis bien convaincu que l'opposition droite-gauche ne suffit pas à penser la complexité des choix politiques dans une société moderne. Le Mouvement Démocrate ne doit pas renoncer à porter les innovations politiques qui permettront d'aller plus loin dans l'expression de cette complexité. La démocratie délibérative doit permettre d'engager la diversité des intelligences pour relever les nouveaux défis du monde.
Mais tant que la droite, en France comme en Italie, reste liée à des pratiques dangereuses pour la démocratie, l'opposition à sa politique est une priorité. Sarkozy, Berlusconi, et leurs émules, confondent l'information d'une société libre avec la manipulation des intelligences par les chaînes qui préparent l'esprit à recevoir la publicité, ils confondent le monde des affaires et celui où nous vivons tous, ils veulent gouverner leurs pays, leurs régions, leurs villes, comme on gère des entreprises privées, ils méprisent les faibles, les fragiles, font la vie dure aux pauvres, ont l'arrogance des parvenus.
Cette droite-là gène, on le sait bien, jusqu'à certains responsables de l'UMP, mais s'ils sont responsables qu'ils le disent haut et fort. Quant à ceux qui lui ont apporté le soutien du Mouvement Démocrate...vraiment je ne sais pas où ils avaient la tête!
M.H.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,

Dommage! Je cherchais des infos sur ce que vous voulez faire à Chambéry et je trouve tout sauf ça! Ah il y a de belles phrases mais ce qui m'intéresse c'est pas vos règlements de compte perso avec vos copains mais des propositions pour faire bouger la ville et ses jeunes. Encore de la politique politicienne de politicien mal poli, genre poil à gratter! Vous me faites penser à un joueur de foot qui sur le terrain joue avec un maillot mais marque des buts avec l'autre équipe. Vous êtes élus pour qui? Pour vous ou pour nous?
Paul Nitessant

L'appel des Démocrates a dit…

Paul,
D'abord merci pour les "belles phrases", c'est déjà ça!
Pour ce qui concerne les critiques que vous développez, je vous réponds en quelques mots. Concernant ce que nous voulons faire pour Chambéry, relisez le projet de notre équipe "Chambéry au cœur", c'est celui que nous mettrons en œuvre. L'action municipale est un travail d'équipe. Pour ce qui concerne les délégations dont j'ai personnellement la charge, l'enfance, la jeunesse, la vie étudiante, il me semble que dans les grandes lignes mon engagement peut se lire dans les différents commentaires que j'ai publiés sur ce blog. En revanche ce serait une contradiction avec mes engagements, si j'annonçais ici des mesures que je prendrai en concertation, non seulement avec notre équipe municipale, mais aussi avec l'ensemble des acteurs concernés par des activités qu'ils suivent au quotidien, parfois depuis de nombreuses années. C'est ainsi que l'on évite de faire de la "politique politicienne", c'est à dire des effets de communication sans effet de réalité. Quant à la métaphore footbalistique laissant entendre que j'aurais marqué un but contre mon camps, elle me semble bien mal venue. Si la droite est désormais arrivée à séduire les électeurs du FN, les résultats que j'ai obtenus aux élections cantonales, et auxquels j'ai contribué aux élections municipales, montrent que ce n'est pas le cas des électeurs du Mouvement Démocrate. C'est cela, mon camps, celui des électeurs Démocrates, qui ont pu se sentir représentés dans cette campagne, certainement pas la petite clique qui s'est emparé sans la moindre légitimité démocratique du pouvoir de déposer aux pieds des chefs de l'UMP le soutien du MoDem.