samedi 2 février 2008
Règles et langages
Les règles sont comme la grammaire du langage dans lequel on se comprend à l'intérieur des groupes sociaux. Quand on s'en prend à ces règles, c'est pour transformer le langage. Par exemple la dévalorisation des règles de prudence des intermédiaires financiers à changé le langage de la vie économique. De même dans le rapport aux règles associées à sa fonction, le Président de la République, entreprend de réformer le langage de la vie politique. Dans ce cas comme dans le précédent, des lourdeurs justifient ces réformes. Ce qui a vieilli doit pouvoir être renouvelé, relevé. La relève, un mot lancé il y a quelques années par François Bayrou, c'est important. Si important que cela ne doit pas être accaparé par des petites minorités jalouses de leurs privilèges, mais devenir le destin des sociétés démocratiques, assurer la relève. Ce n'est pas un projet génial réservé au jugement des experts, c'est un projet humain. Pas comme celui qui consiste, quand les règles sont sans cesse violentés, à les substituer au langage. On ne se parle plus, on s'envoit à la figure des morceaux de la justice. Comme dans le cas de ce professeur que la Justice envoit devant les tribunaux pour une giffle à un gamin qui l'avait insulté. Que le plaignant, le père de l'élève, soit un gendarme, renforce l'impression que cette substitution des règles au langages est devenue une norme sociale. On comprendra que j'en revienne à notre grand homme : j'ai le sentiment que la giffle de François Bayrou à ce gosse qui lui faisait les poches n'a pas révolté notre peuple. Il faut qu'on l'entende mieux. Le langage des démocrates a une grammaire qui n'est pas rigide, mais qui est franche.
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