La littérature prend la mesure du passage du temps. La mort d'un grand écrivain est un moment, une manifestation du temps.
Aimé Césaire était un poète, et un homme de gauche. Cela peut paraitre curieux d'associer la poésie et l'action politique.
Il était poète et "de gauche", parce qu'il voyait un monde meilleur sans les rapports de domination, ceux qui pèsent encore sur la "négritude", ceux qui dérivent d'un manque de représentation de ce qui s'est passé "dans le temps".
Il voyait le monde meilleur sans les séparations, sans les ségrégations, sans les humiliations, il le voyait dans la présence qu'offre le regard libre.
Je préfère ce regard à celui du "parti aristocratique", qui a aussi ses poètes, et ses adeptes.
Césaire a jeté un regard méticuleux et vif, un regard poétique, sur ce que "la gauche" peut signifier.
Evoquant la possibilité d'une panthéonisation, Didier Pobel reprend la formule de Malraux, "entre ici, Aimé Césaire". Le transport du corps n'est pas souhaitable, le tombeau d'Aimé Césaire est la poésie, mais de manière démocratique reconnaissons au-delà des partis, qu'à cette "bouillonnante clameur contre toutes les injustices", la patrie reste reconnaissante.
Michel Haudry
vendredi 18 avril 2008
jeudi 17 avril 2008
Orientation politique
Nous voici de nouveau devant l'urgence des choix politiques. Il a manqué au Congrès fondateur du Mouvement Démocrate, un débat d'orientation qui aurait permis de clarifier notre stratégie. Ce fut une erreur.
En 2007, après l'élection présidentielle, la plupart de nos députés ont rejoint Nicolas Sarkozy en fondant le Nouveau Centre. Ils ont ainsi facilité leur réélection en devenant les candidats de la droite face à la gauche. En 2008, la plupart de nos élus locaux ont adopté la même stratégie, mais en restant au MoDem. L'UMP leur laissait quelques sièges, et en échange espérait attirer notre électorat. Ce fut un marché de dupes, parce que les électeurs sont libres. Dans leur grande majorité, les électeurs de François Bayrou n'ont pas voté pour la droite.
Je suis bien convaincu que l'opposition droite-gauche ne suffit pas à penser la complexité des choix politiques dans une société moderne. Le Mouvement Démocrate ne doit pas renoncer à porter les innovations politiques qui permettront d'aller plus loin dans l'expression de cette complexité. La démocratie délibérative doit permettre d'engager la diversité des intelligences pour relever les nouveaux défis du monde.
Mais tant que la droite, en France comme en Italie, reste liée à des pratiques dangereuses pour la démocratie, l'opposition à sa politique est une priorité. Sarkozy, Berlusconi, et leurs émules, confondent l'information d'une société libre avec la manipulation des intelligences par les chaînes qui préparent l'esprit à recevoir la publicité, ils confondent le monde des affaires et celui où nous vivons tous, ils veulent gouverner leurs pays, leurs régions, leurs villes, comme on gère des entreprises privées, ils méprisent les faibles, les fragiles, font la vie dure aux pauvres, ont l'arrogance des parvenus.
Cette droite-là gène, on le sait bien, jusqu'à certains responsables de l'UMP, mais s'ils sont responsables qu'ils le disent haut et fort. Quant à ceux qui lui ont apporté le soutien du Mouvement Démocrate...vraiment je ne sais pas où ils avaient la tête!
M.H.
En 2007, après l'élection présidentielle, la plupart de nos députés ont rejoint Nicolas Sarkozy en fondant le Nouveau Centre. Ils ont ainsi facilité leur réélection en devenant les candidats de la droite face à la gauche. En 2008, la plupart de nos élus locaux ont adopté la même stratégie, mais en restant au MoDem. L'UMP leur laissait quelques sièges, et en échange espérait attirer notre électorat. Ce fut un marché de dupes, parce que les électeurs sont libres. Dans leur grande majorité, les électeurs de François Bayrou n'ont pas voté pour la droite.
Je suis bien convaincu que l'opposition droite-gauche ne suffit pas à penser la complexité des choix politiques dans une société moderne. Le Mouvement Démocrate ne doit pas renoncer à porter les innovations politiques qui permettront d'aller plus loin dans l'expression de cette complexité. La démocratie délibérative doit permettre d'engager la diversité des intelligences pour relever les nouveaux défis du monde.
Mais tant que la droite, en France comme en Italie, reste liée à des pratiques dangereuses pour la démocratie, l'opposition à sa politique est une priorité. Sarkozy, Berlusconi, et leurs émules, confondent l'information d'une société libre avec la manipulation des intelligences par les chaînes qui préparent l'esprit à recevoir la publicité, ils confondent le monde des affaires et celui où nous vivons tous, ils veulent gouverner leurs pays, leurs régions, leurs villes, comme on gère des entreprises privées, ils méprisent les faibles, les fragiles, font la vie dure aux pauvres, ont l'arrogance des parvenus.
Cette droite-là gène, on le sait bien, jusqu'à certains responsables de l'UMP, mais s'ils sont responsables qu'ils le disent haut et fort. Quant à ceux qui lui ont apporté le soutien du Mouvement Démocrate...vraiment je ne sais pas où ils avaient la tête!
M.H.
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