Souvenez-vous que François Bayrou a ouvert ce chemin vers notre Mouvement Démocrate en défiant la couvée UMP, à laquelle il a dit "si l'on pense tous la même chose, c'est que l'on ne pense plus rien du tout".
Cela se peut de vouloir abolir sa liberté de juger pour faire comme tout le monde. Mais dans cette espèce d'agrégation la sincérité comme la critique deviennent suspectes, la proximité comme l'éloignement coupables, l'espace s'abolit, on s'abrutit de convivialité!
C'est cette manière de concevoir la politique comme abrutissement que les Démocrates récusent.
La pensée n'a jamais conduit à l'accord, ni à la formation de masses, mais seulement à une délicatesse dans l'affirmation des différences fragiles de nos "points de vue".
Les Grecs ont appelé "politique" la confrontation apaisée de ces différences, nous l'appelons Démocratie quand elle concerne tout un chacun, oui, tous ceux qui vivent sur cette Terre. La démocratie c'est la politique sans les prétextes à la domination.
Si nous les Démocrates, pensons que les partis du pouvoir ne prennent plus assez au sérieux les attentes de la démocratie, ne cherchons pas à être un point entre eux, ce serait être un centre mort. Ouvrons l'espace, respirons l'air où il est respirable, retrouvons des forces pour l'action.
