dimanche 16 mars 2008

Au soir du 2ème tour

François Bayrou a perdu à Pau. C'est dommage, c'est un peu injuste. François paie le prix fort pour des ambiguïtés qu'il n'était pas facile de lever, à quelques mois de la constitution de notre Mouvement.
La plupart de nos Parlementaires nous ont quittés pour se rapprocher du pouvoir. Restaient dans beaucoup de départements des notables plus modestes, qui ont au bout du compte adopté la même attitude que le "nouveau centre"... en utilisant le nom du MoDem.
Ce que nous avons vécu en Savoie n'est pas un cas unique, hélas. Le président de l'ancienne UDF s'est allié en notre nom avec toute la droite départementale. Pour les électeurs de François Bayrou que j'ai eu l'occasion de rencontrer, ce spectacle a été pénible, a résonné comme une trahison. Je ne les ai pas démentis, j'ai rajouté qu'il était grotesque. Grotesque parce que Patrick Mignola n'a pas manifesté jusqu'alors beaucoup d'estime, c'est le moins que l'on puisse dire, pour Michel Bouvard, Xavier Dullin, Luc Berthoud, Jean Bollon, etc..., et que les élans du cœur qu'il a feints à leur égard, n'avaient pour but que la vice-présidence du conseil général, et la présidence de Chambéry Métropole.
J'ai eu l'occasion d'en entendre d'autres que lui, qui prenaient tout le monde sauf eux pour des imbéciles. Ils ont terni notre image. La démocratie est une urgence, nos actes nous menacent, le désir de domination est un danger. Les démocrates n'agissent pas ainsi.
Je le dis aux amis de Patrick Mignola comme je l'ai dit à ceux qui voulaient se réclamer du MoDem à La Motte Servolex, la démocratie a besoin de paroles libres, pas de "grandes gueules". Les Démocrates sont des partenaires exigeants, pas des maquignons entêtés.
Alors bien sûr, c'est dommage et c'est injuste, que François Bayrou ait eu à payer le prix de ces médiocrités avec lesquelles il n'a rien à voir, ni lui, ni les millions de gens qui partagent ses convictions.
Mais le Mouvement Démocrate est une force naissante, encore fragile, comme notre siècle, qui n'a pas dit son dernier mot.