mardi 4 mars 2008

La droite à Chambéry

On nous dit, c'est la mode, que la droite locale ne s'occupe dans sa campagne que d'affaires locales. Pas seulement à Chambéry, mais partout, on oublie Sarkozy, on oublie l'UMP, on se concentre sur sa ville, ou sur son canton. Il y a quelques mois, quand ils pensaient lui rapporter les clefs de la ville, les candidats UMP ont pris en compagnie du Président des photos, qui ne restent qu'en négatif.
On a besoin désormais des apparences du MoDem, il ne faut pas montrer ce que ces partenaires ne sauraient voir.
Pour ce dont on parle moins dans les médias, et qui risque moins de choquer les partenaires, la droite locale parle comme la droite nationale, comme la droite mondiale, comme la droite éternelle.
Il faudrait par exemple entend-on, gérer la ville "comme une entreprise". Nous avons conquis le statut de citoyens, la droite nous promet celui de salariés, chouette! D'un bout de la journée à l'autre, des salariés, avec des patrons sympas. Des patrons enthousiastes, et qui n'en attendent pas moins de vous, des patrons hyperactifs, et qui n'en attendent pas moins de vous.
Ce projet repose sur une erreur de fond. Le temps de la vie n'est pas celui de l'entreprise. On le voit bien, nous qui faisons des campagnes. On ne ferait pas cela tout le temps! Même les plus belles entreprises, ne sont pas tout de la vie.
Je ne voudrais pas d'une vie nouvelle qui ne donnerait plus le temps d'exister. C'est un aspect important du projet des démocrates, les responsabilités ne doivent pas couper de la réalité. Je redoute un parti qui propose à toute une société de se couper de la réalité.